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Que
ce soit en France ou en Espagne, les lois régissant les
conflits entre personnes divorcées ont une orientation
visant à favoriser la stabilité de l'enfant, ce qui
est en soit une bonne chose.
Cependant ceci peut
provoquer d'énormes problèmes lorsque celui qui
détient la garde de l'enfant se comporte de manière
abusive ou s'il est de mauvaise foi.
Nous allons tenter
d'éclaircir pourquoi, en nous excusant de la
simplification que nous allons nous permettre dans nos
commentaires. Le système judiciaire est complexe et il
nécessite parfois des raccourcis pour l'expliquer.
Pour
chaque infraction, un traitement différent
La
loi différencie entre les infractions simples et les
délits et chacune de ces catégories est jugée
par un tribunal différent. Sans entrer dans les
détails, les peines encourrues par le prévenu et
les moyens mis en oeuvre par la Police et la Justice ne sont pas
du tout les mêmes.
Par exemple, une amende pour
stationnement interdit est une infraction simple (ou
contravention), frapper une personne est un délit. Jusque
là rien de surprenant.
Mais si l'on y regarde de
plus prêt, la classification effectuée par les
différents Codes de la Loi entre les infractions et les
délits est parfois déconcertante.
La
recherche du prévenu
Dans
le cas d'un délit, un juge peut demander la recherche du
prévenu, le fameux "mandat d'amené" pour
que la Police mette en oeuvre les moyens habituels afin de le
retrouver. Seul le juge a les compétences pour cela, en
aucun cas la Police ne peut décider seule, et encore moins
un particulier.
Dans le cas d'une infraction, aucune
recherche n'est mis en oeuvre. C'est à dire que si vous
dénoncez quelqu'un sans connaître son adresse, oú
bien si cette personne a changé de domicile, la plainte
aura peu de chance d'aboutir à une condamnation.
Comment
porter plainte?
Voyons
la procédure normale lorsque vous déposez une
plainte. Premièrement, il faut que le policier accepte de
prendre votre plainte. Alors que le juge est le seul à
pouvoir décider si une plainte est recevable ou pas,
souvent les policiers tentent de "filtrer" les demandes
selon leurs propres critères. La victime se retrouve
obligée à démontrer de suite le préjudice
avec des preuves irréfutables sous peine de se voir
opposer un refus, ou bien d'entendre dire que "le jeu n'en
vaut pas la chandelle". Je ne ferai pas plus de
commentaire.
Une fois déposée, la plainte
est dans les mains de la Police. Dans un premier temps le
commissariat en charge de la plainte convoque le prévenu
pour l'entendre. S'il ne vient pas, il est convoqué une
deuxième fois. Si cela reste sans effet, la Police
effectue une enquête de voisinage et quelques recherches
dans les fichiers nationaux tels que Sécurité
Sociale, URSAFF, Fichiers des amendes, etc. afin de déterminer
si le prévenu vit au domicile déclaré oú
s'il existe une autre adresse. Si c'est le cas, le cycle des
convocations recommence, avec ou sans succès.
Et
c'est tout. Ensuite, le policier en charge du dossier transmet le
dossier au juge d'instruction qui instruira, comme son nom
l'indique. Eventuellement, si ce dernier le considère
opportun, il convoquera le prévenu et le demandeur à
une audience, quelques (longs) mois plus tard.
Conclusión
La
différence en délit et simple infraction est
déterminante. Pour un délit, un juge peut demander
la recherche du prévenu de façon immédiate.
Dans le cas d'une simple infraction, pas de recherche. La
citation (si audience il y a) sera envoyée au dernier
domicile connu du défendeur, point final.
SI
LE PRÉVENU N'A PAS CONNAISSANCE DE LA CITATION, L'AUDIENCE
EST ANNULÉE!!
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Peut-être
entendez-vous déjà un peu mieux la situation. Que
dire de plus?
Tout
d'abord on peut dire que la lenteur est une qualité
intrinsèque de la Justice. En effet, si au bout du compte
une personne est citée à une audience, il peut se
passer six mois au moins sans que la victime ne puisse rien
faire d'autre qu'attendre.
Plus
concrètement, dans notre cas oú la "mère"
(qui a la garde) ne permet pas au père de voir à
l'enfant et qu'elle ne communique pas son adresse ni téléphone,
les juges considèrent que c'est une simple infraction au
régime des droits de visite et d'hébergement et
non une séquestration. Un parent peut décider
que l'autre ne voit plus son fils, totalement disparaître
de la circulation, sans que l'on ne puisse rien faire, à
part rechercher soi-même, par ses propres moyens, le
véritable domicile de l'enfant.
Par
contre, même si je suis dans l'impossibilité de
payer la pension (oú l'envoyer?!), elle peut très
bien me dénoncer pour cela, et en plus en donnant une
fausse adresse afin de ne pas la retrouver! En effet, rien de
plus simple que de faire fasse suivre son courrier avec l'aide
d'une personne de confiance. Et là, moi je risque la
prison, parce que c'est un délit...
De
même, si je retrouve l'enfant et que je l'emmène
avec moi, je suis passible du délit de "substraction
d'enfant", avec en plus les terribles conséquences
pour mes droits de visite, sans doute réduits ensuite par
le juge.
Nous
sommes conscients que ma situation n'est pas la plus courante. La
"mère" a toujours fait preuve d'instabilité
mentale et se comporte de manière
irresponsable.
Cependant peut-être comprenez-vous
maintenant pourquoi nous faisons appel à vous tous pour
retrouver Adrian: c'est notre seule chance car la Justice ne le
fera pas pour nous.
AIDEZ-NOUS
A RETROUVER ADRIAN !!
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